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24/07/2010

Il existe une vie spirituelle des religions en Suisse

Les lieux de culte en Suisse sont nombreux et variés selon la diversité des religions du pays. Nous avons essayé de choisir les premièrs voire les plus anciens cultes en Suisse, présentant la vie spirituelle des religions les plus importantes qui découlaient entièrement de notre maître Abraham.


Les lieux de culte en Suisse sont nombreux et variés selon la diversité des religions du pays. Nous avons essayé de choisir les premièrs voire les plus anciens cultes en Suisse, présentant la vie spirituelle des religions les plus importantes qui découlaient entièrement de notre maître Abraham.

 

 

 

1/ L'église

 

Le style byzantin par lequel les Vierges noires ont été construit apparaît  le plus dominant, voire le plus symbolique en décrivant la période artistique du moyen âge, parmi elles on peut trouver de nombreuses Vierges à l'enfant, y compris la Vierge noire de Częstochowa qui est restée, par sa localisation, un exemple atypique...

 

 

 

Abbaye d'Einsiedeln

Kloster_Einsiedeln_001.jpgSelon la légende, l'église fut miraculeusement consacrée en 948 par le Christ lui-même, assisté des Évangélistes, ainsi que de saint Pierre et Saint Grégoire le Grand. Cet événement fut soumis à l'enquête et confirmé par une bulle du Pape Léon VIII et ratifié par nombre de ses successeurs, le dernier étant Pie VI en 1793...

 

La Vierge noire est en bois de poirier, mesure 119 cm. Elle est d'origine inconnue mais devrait avoir été apportée vers 1466. A l'origine, le visage et les mains étaient peints mais la suie des cierges qu'on faisait brûler finit par les noircir. Au XVIIIe siècle, un restaurateur a tenté de lui rendre sa couleur claire d'origine, mais cet aspect ne fut pas du goût des pèlerins. On décida alors de peindre les parties principales de la statue en noir.

Malgré cinq incendies successifs du couvent et de l'Église, qui détruisirent des richesses incalculables en ornements précieux, livres, manuscrits, etc., la statue et sa chapelle restèrent intactes. En 1798, le couvent fut pillé par les troupes d'occupation françaises. La chapelle de Notre-Dame d'Einsiedeln fut détruite et la Vierge noire put être mise en sécurité à l'étranger. Après trois ans d'exil, l'abbé et les moines purent réintégrer l'abbaye qui connut alors un nouvel essor. La Vierge était autrefois adossée au jubé qui a été détruit au 18ème siècle par les chanoines en même temps que quelques vitraux pour donner de la clarté dans la cathédrale.

 

 

2/ La mosquée

 

Rappel historique:

La présence de musulmans sur le territoire de la Suisse actuelle est attestée dès 936, lorsque les Sarrasins venus d'Andalousie passèrent les Alpes, occupèrent et pillèrent le siège de l'évêque de Coire et construisirent plusieurs hameaux au Valais. Le mouvement des croisades, lancé en Europe à la fin du XIe s. contre le monde arabo-islamique, gagna aussi la Suisse. Nombre de nobles et d'ecclésiastiques de la Suisse romande et alémanique participèrent aux croisades en Terre sainte entre 1096 et 1291. On trouve également des Confédérés dans les expéditions entreprises plus tard pour contrer l'expansion ottomane, notamment après la chute de Constantinople (1453). Pendant toute cette période, l'islam fut perçu en Occident comme une calamité apocalyptique. Les milieux protestants surtout voyaient dans cette religion un signe de la fin des temps.

Pendant les trente dernières années du XXe s., l'islam est devenu progressivement la troisième communauté religieuse de Suisse, après les Eglises protestante et catholique. En 1970, on comptait 16 353 musulmans; ils étaient 56 625 en 1980 et 152 217 en 1990. Au recensement de 2000, on dénombrait plus de 320 000 musulmans originaires de 105 pays. Il s'agit généralement de travailleurs immigrés recrutés à partir des années 1960, ou de réfugiés et requérants d'asile.

Les musulmans en Suisse ne forment pas une communauté ethnique, linguistique et culturelle homogène: en 2000, 11% d'entre eux avaient la nationalité suisse (soit qu'ils l'eussent acquise par naturalisation ou mariage, soit qu'il s'agît de Suisses convertis à l'islam), 21% provenaient de Turquie, 58% de l'ancienne Yougoslavie (Albanais du Kosovo et de Macédoine, Bosniaques), 4% d'Afrique noire et d'Asie, 4% du Maghreb et 2% du Proche-Orient. On comptait une majorité de sunnites (env. 75%), quelque 20 000 chiites, 10-15% d'alaouites turcs et de soufis (adhérents d'un islam mystique).

Suivant les différences ethniques et culturelles, les musulmans de Suisse sont regroupés dans 120-160 associations et mosquées qui conservent des liens étroits avec les pays d'origine. Elles demandent l'introduction d'un enseignement religieux islamique dans les écoles publiques, la fondation de facultés islamiques en allemand et en français pour la formation du clergé, la construction d'infrastructures cultuelles, la création de cimetières et la reconnaissance en tant qu'institutions de droit public (refusée dans le canton de Zurich en 2003). Pour mieux se faire entendre, les musulmans ont fondé ces dernières années plusieurs associations faîtières; parmi celles-ci figurent la Communauté des organisations islamiques de Suisse à Zurich (Gios, 1989), la Communauté islamique du canton du Tessin (1992), la Ligue des musulmans de Suisse (1994), l'Association des organisations islamiques de Zurich (1997), la Coordination des organisations islamiques de Suisse (Berne, 2000; qui a remplacé la Gios), l'Association des organisations islamiques du canton de Lucerne (2002), la Confédération des communautés islamiques de la Suisse orientale et de la principauté du Liechtenstein (2003) et la Communauté islamique de Lucerne (2005).

 

La Mahmud-Moschee

Mahmud_Moschee1.jpgLa Mahmud-Moschee, située sur la Forchstrasse à Zurich, est la plus ancienne mosquée de Suisse, construite en 1962. Elle est l'une des quatre mosquées suisses dotées d'un minaret.

 

Le cheikh Nasir Ahmad entre 1946 et 1962 ; a préparé la voie à la construction de la mosquée : la première pierre est posée le 25 août 1962 par Amatul Hafiz Begum, fille du fondateur du mouvement ahmadiyya, Mirza Ghulam Ahmad. La mosquée est ouverte le 22 juin 1963 en présence du président de la 17e session de l'Assemblée générale des Nations unies, Sir Muhammad Zafrullah Khan et du maire de Zurich Emil Landolt.

 

3/La synagogue

 

Rappel historique:

 

Les juifs ont été considérés comme de véritables étrangers dans leur propre pays pendant les trois quarts du 19e siècle.

Traités en outsiders, ils étaient privés de citoyenneté, demeurant quasiment invisibles pour la majorité de la population chrétienne. Alors qu'ils étaient déjà discriminés par la législation et en matière fiscale, une nouvelle loi obligea en 1776 les quelques 550 membres de la communauté à s'installer dans les deux villages de Lengnau et d'Endingen, dans l'actuel canton d'Argovie.

L'architecte Ron Epstein, lui-même membre de la communauté juive conservatrice, a publié un ouvrage documenté sur les synagogues («Die Synagogen der Schweiz»), dans lequel il explique comment, pour la communauté juive, les édifices religieux témoignent de la conquête de l'égalité tout en exprimant leur identité helvétique


Au 19e siècle, l'arrivée des radicaux et la révolution industrielle suisse et européenne a permis une avancée importante. La France et l'Allemagne ont été les plus promptes à émanciper leur population juive. Au point que - ironie du sort -, les juifs étrangers avaient davantage de droits en Suisse que les juifs de Suisse.

Aujourd'hui, les deux villages argoviens s'enorgueillissent d'abriter les plus anciennes des 22 synagogues toujours en activité, qui datent respectivement de 1847 et 1852. Mais durant ce court laps de temps, des différences architecturales reflètent les changements d'attitude.

«A Lengnau, les gens voulaient s'intégrer plutôt que se démarquer alors qu'à Endingen, la synagogue construite cinq ans plus tard offre des traits plus orientalistes», explique Ron Epstein.

Ces traits orientalistes venaient de la tradition des synagogues allemandes et françaises. Supposées rappeler l'architecture mauresque d'Espagne, elles n'ont certainement rien de commun avec les églises chrétiennes de Suisse.

Alors que les juifs de Lengnau et d'Endingen n'ont obtenu la liberté de mouvement qu'en 1879, la pression économique avait provoqué déjà auparavant un afflux de juifs des pays voisins, lesquels ont créé de petites communautés dans diverses villes.

Celles-ci ont acquis des parcelles de terrain et mandaté des architectes (chrétiens) pour construire des synagogues. Ce sont ces bâtiments-là qui ont permis aux juifs d'asseoir leur place en tant que communauté.

 

Orientalisme

Avec leurs coupoles et leurs arches en fer à cheval, les imposants édifices de Genève, St-Gall, Bâle et La Chaux-de-Fonds (construits respectivement en 1859, 1868, 1881 et 1896) peuvent passer, à première vue, pour des mosquées.

«La communauté avait la volonté de s'affirmer dans un environnement chrétien avec des édifices de prestige», écrit Ron Epstein.

La principale synagogue de Zurich (toujours en activité) avait été conçue en tant que contribution de la nouvelle communauté juive de la ville à l'exposition nationale de 1882. Mais, quelques décennies plus tard, les choses ont changé.

«Lorsque la population juive a obtenu l'égalité des droits et l'intégration économique, les synagogues ont cessé d'obéir à un besoin de prestige», poursuit l'architecte. Les édifices construits par la suite visaient à couvrir les seuls besoins de la communauté juive.

Au 20e siècle, l'arrivée de réfugiés d'Europe de l'Est, avec des traditions différentes, a également eu un impact sur l'architecture des édifices religieux.

«Les orthodoxes ne voulaient pas vraiment s'assimiler. Leurs synagogues ne sont pas imposantes, mais sont des constructions plus introverties, plus modestes», explique encore Ron Epstein.

 

La synagogue Beth-Yaacov

800px-Synagogue_Beth-Yaacov_de_Genève.JPGLa synagogue Beth-Yaacov de Genève, connue initialement sous le nom de Grande synagogue de Genève, est située au n°7 de la place de la Synagogue, dans le quartier des banques. Elle fut édifiée entre 1857 et 1859, par un architecte zurichois, de confession protestante: Johann-Heinrich Bachofen. Première synagogue construite dans la cité de Calvin, elle est aussi la première synagogue - aux traits bien distinctifs - construite en Suisse. Elle est classée monument historique depuis 1989.

 

 

 

Selon le recensement de la population de 2000:

42% de catholiques (- 7% par rapport à 1970)

35% de protestants (- 12%)

11% d'athées (+ 10%)

4,3% de musulmans (+ 4%)

0,2% de juifs (- 0,1%)

 

Publié dans Genève par mohamed ftelina

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